L’idée convenue que l’enfant renforce la solidité d’un couple a fait long feu... A l’inverse; les couples sans enfant se plaisent à souligner les avantages du tête à tête : vivre l’un pour l’autre, faire plus de choses à deux que les parents, être à l’écoute des sentiments et des désirs de l’autre.
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- Contrairement à ce qu’on a voulu faire croire, la différence sexuelle est peu de choses au regard de la différence sociale et la mère chômeuse avec deux enfants n’a pas les mêmes priorités.
- C’est le parent qui investit le plus son bébé qui devient le principal objet d’attachement - sans distinction de sexe - et ce rapport préférentiel n’en exclut pas d’autres.
- À parcourir l’histoire des attitudes maternelles, naît la conviction que l’instinct maternel est un mythe. Nous n’avons rencontré aucune conduite universelle et nécessaire de la mère. Au contraire, nous avons constaté l’extrême variabilité de ses sentiments, selon sa culture, ses ambitions ou ses frustrations.
- L’instinct maternel s’infiltre partout dans la vie du couple, il endort progressivement l’érotisme pour le remplacer par une affection douce, une préoccupation maternante, des habitudes.
- Physiologiquement parlant, les parents conçoivent l’enfant, mais c’est le fait de la naissance qui oblige le couple à vraiment devenir des parents.
- Tout couple humain vit dans un rapport qui, d’une certaine façon, à un moment ou à un autre, est d’ordre sadomasochiste.
- Quand la violence s’installe dans un couple, la vie en commun n’est plus possible; tout le reste n’est que rafistolage et mensonge à soi. Divorcer, alors, est la seule solution.
- Quand un homme et une femme ont une passion irrésistible l’un pour l’autre, il me semble, malgré de tels obstacles qui les séparent en tant que parents ou mari, qu’ils s’appartiennent au nom de la nature et qu’ils sont amants de droit divin, malgré les conventions humaines ou les lois.
- Le mariage enseigne la loyauté, l’indulgence, la patience, la résignation et bien d’autres choses encore, dont on aurait pu se passer si on était resté célibataire.
- Il faut donc bien reconnaître une chose : s’il doit vraiment y avoir des mariages pour la vie, ils ont au moins l’avantage d’enlever au partenaire tout son potentiel érotique.
- Savoir jusqu’à quel point un mariage est heureux, c’est là une tout autre question et qui échappe au spectateur. Les enfants, les graves soucis d’argent, tant de choses secrètes peuvent ruiner le bonheur; l’amour non plus n’échappe parfois pas à la ruine.
- La sexualité de l’enfant, c’est le leurre à travers lequel la famille solide, affective, substantielle et cellulaire, s’est constituée, et à l’abri duquel on a soutiré l’enfant à la famille.
- La passion n’est pas la seule base d’un mariage. Il y a aussi l’amitié, la tendresse, la confiance, le respect, le support mutuel, la joie de voir grandir ses enfants.
- Parce que le bonheur d’un couple tourne toujours le dos au monde.
- Il faut tant d’élan en soi, tant de passion énergique pour conduire un enfant vers l’homme ou la femme qu’il promet.