Un homard, c’est autre chose qu’un poisson ! Vivre dans une carapace, autrement dit avoir ses os autour de soi, quel changement radical cela doit être dans la façon de comprendre la vie.
Poète, 1903-1976Un homard, c’est autre chose qu’un poisson ! Vivre dans une carapace, autrement dit avoir ses os autour de soi, quel changement radical cela doit être dans la façon de comprendre la vie.
Poète, 1903-1976Partager sur
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Saint Glinglin : précédé d'une nouvelle version de 'Gueule de pierre' et des 'Temps mêlés'
Le texte original diffère de quelques mots.
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La vie, c’est comme une bête qu’il faut dompter. Il faut bander ses muscles comme un pêcheur mettant à l’eau une pirogue rétive. À tout moment, la lame risque de la submerger, de l’emporter. Néanmoins il tient bon.
La vie importe quand elle change et ce n’est pas en allant en équilibre sur le fil que le funambule connaît le plus son précipice.
Notre corps est la barque qui nous portera jusqu’à l’autre rive de l’océan de la vie. Il faut en prendre soin.
Le poisson peut être harponné dans l’eau profonde,
L’oiseau tué haut dans l’air,
Le cœur humain demeure inaccessible,
On ne peut l’atteindre, ni le saisir au piège !
Je l’interprète ainsi : les organes de la vie, les fonctions de notre organisme et celles de l’esprit, toutes ces propriétés et facultés du vivant comportent de quoi nous permettre de nous adapter, en quelque mesure, à ce qui va arriver.
L’humanité projette inconsciemment son désir de survivre dans la chimère des choses jamais connues, mais cette chimère ressemble à la mort.
Si tu donnes à quelqu’un un poisson que tu as volé, il mangera une fois. Si tu lui apprends à voler, il mangera toute sa vie.
Mourir, c’est changer de corps comme l’acteur change d’habit.
La vie absurde qui remue ses oreilles d’âne.
Pour que la roue tourne, pour que la vie vive, les impuretés sont nécessaires (…) Il faut le désaccord, le différent, le grain de sel et de séné.

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