L’hiver sur la prairie apporte des souris.
Écrivain · 1895-1952L’hiver sur la prairie apporte des souris.
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Source vérifiée
Capitale de la douleur suivi de L'amour la poésie (1926), L'hiver sur la prairie, partie Nouveaux poèmes, p. 112
L’amour est la plus grande des aventures.
La neige, eau éclatée, sable de gel, sel non pas de la terre, mais du ciel, sel non salé, au goût de silex, à la texture de gemme pilée, au parfum de froidure, pigment du blanc, seule couleur qui tombe des nuages.
Quand, durant tout un jour, il est tombé de la pluie, de la neige, de la grêle et du verglas, on est tranquille. Parce que, à part ça, qu’est-ce que vous voulez qu’il tombe ?… Oui, je sais, mais enfin, c’est rare…
Voici Noël dans les planètes ! Loups à la montagne et vents à la mer... À travers ton ombre, ô Tempête Nous pendrons l’Étoile au front de l’hiver.
Pas encor le printemps, mais ce n’est plus l’hiver. Votre âme, ô ma charmante, a ces heures mêlées.
Si tu disais : Voici l’Hiver. Le soleil saigne sur la mer, La barque est prise aux glaces du port, L’âtre fume, le vent halète Ou ricane, glapit ou guette Et jappe et mord ; Le jour finit en soir amer... Si tu disais : Je suis la douleur et l’hiver ; Je t’aimerais.
Une telle léthargie m’atteint toujours à ce moment de l’année où l’hiver est bien installé et le printemps encore si loin. Au milieu de la glace de fin janvier on n’a plus d’énergie pour continuer et il est impossible de rebrousser chemin.
On voudrait avoir ce courage des oiseaux en hiver.
Comme la neige serait monotone si Dieu n’avait créé les corbeaux.
J’ai vécu comme une ombre Et pourtant j’ai su chanter le soleil.