Un des grands inconvénients du commerce du monde est d’exposer les personnes occupées à devenir les victimes d’une foule d’importuns, de fainéants, d’ennuyeux, qui viennent périodiquement leur apprendre qu’ils n’ont rien à leur dire.
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- La faiblesse humaine est d’avoir - Des curiosités d’apprendre - Ce qui ne voudrait pas savoir.
- D’une manière générale, l’humain éprouve peu de plus vifs plaisirs que celui d’apprendre une nouvelle à quelqu’un.
- Vieillir, c’est apprendre à perdre. Encaisser, chaque semaine ou presque, un nouveau déficit, une nouvelle altération, un nouveau dommage. Voilà ce que je vois. Et plus rien ne figure dans la colonne des profits.
- C’est souvent en compagnie des êtres avec qui l’on pense le moins apprendre qu’on apprend le plus.
- Le bourgeois est plus familier des banques et des assurances que de l’agriculture et de la pêche en haute mer. Tout tient en un seul mot : l’argent. Ils ont un faible pour l’argent, même celui qu’ils n’ont pas et après lequel ils ne cessent jamais de courir.
- L’homme moderne se promène à travers les pauvres, enjambe les mendiants, convaincu que son sacrifice au travail justifie son indifférence. Mieux, il arrive à se convaincre que, s’ils sont pauvres, c’est parce qu’ils refusent le sacrifice.
- Tu es un bon camarade et tes idées sont saines. Mais le drame dans tout ça, c’est que tu ne pourras plus trouver de travail nulle part désormais. Ces bourgeois vont conspirer pour te faire crever de faim. C’est leur façon de faire. N’attends aucune pitié des riches.
- Presque tout le monde prend plaisir à s’acquitter des petites obligations; beaucoup de gens ont de la reconnaissance pour les médiocres; mais il n’y a quasi personne qui n’ait de l’ingratitude pour les grandes.
- Je veux dire que le monde entier est moins intéressant qu’avant. Il y a de plus en plus de gens à avoir suffisamment d’études ou de culture pour qu’on puisse s’étonner qu’ils soient si cons.
- Dans les affaires, les gens dont la carrière stagne sont ceux qui n’ont pas de buts. Soit ils n’en ont pas du tout, soit ils sont mal définis, trop faciles à atteindre ou ne valent pas la peine de faire un effort.
- Les gens qui veulent toujours enseigner, empêchent beaucoup d’apprendre.
- Gouverner, ce n’est pas recueillir, pour y trouver profit, la peur qui nous fait perdre raison, la haine qui nous rend incapables. Gouverner, ce n’est pas nous flatter ni nous ressembler quand nous devenons médiocres.
- Les politiques sont, dans leur grande majorité, des voleurs d’espoir de pauvres. Ils font croire, aux plus déshérités, la possibilité de choses qui ne sont pas - et tout cela pour ramasser de quoi rouler dans des bagnoles avec chauffeur.
- Les pauvres sont habitués à refréner l’expression de leur désespoir, parce que la vie les attend, le travail, les nécessités de tous les jours, de toutes les heures.
- A l’exception des commerçants, les gens qui voyagent sont des inquiets qui ne savent pas rester seuls avec eux-mêmes : ils vont chercher au loin des images neuves qu’ils offrent à leurs yeux, mais leur coeur reste vide.