Faut-il s’applaudir de la politique, si son plus grand effort est de faire quelques heureux au prix du repos de tant d’hommes ? Et quelle est la sagesse si vantée de ces lois, qui laissent tant de maux inévitables, et procurent si peu, de biens ?
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- La sagesse, en politique, c’est dire naïvement tout ce que l’on veut, tout ce que l’on pense et l’appliquer efficacement, à bon escient, c’est aussi avoir des perspectives fuyantes.
- Les riches sans sagesse sont-ils autre chose que porcs engraissés par le son ? Les pauvres qui ne comprennent rien, que sont-ils, sinon des ânes malheureux condamnés à porter la charge ?
- On connaît la sagesse d’un homme quand il est en dignité, on connaît la patience d’un homme quand il est dans le besoin, on connaît l’humilité d’un homme quand il est grand, on connaît la richesse d’un homme quand il est mort.
- Quel mérite un politicien a-t-il de se situer à gauche lorsque la gauche lui apporte - via le pouvoir - toutes les conditions de vie (palais, limousines, domesticité) des grossiums de la droite ?
- Nos hommes politiques d’aujourd’hui, à l’exception de quelques-uns, sont-ils de grands hommes ? C’est douteux : ils font de la politique une entreprise sanglante. Ils affament nos peuples, exilent nos cadres, sèment la mort !
- À mesure que quelqu’un s’abandonne aux événements, il s’amoindrit de plus en plus. C’est pourquoi de grands politiciens peuvent devenir des hommes tout à fait vides alors qu’ils étaient autrefois riches et pleins de talents.
- La politique est une arithmétique. Calculette en main, les politiciens doivent faire le compte des intérêts corporatistes qu’ils souhaitent défendre, en défalquant ceux que leur programme ne peut entériner pour des raisons de principes, de tradition ou simplement d’incompatibilité.
- En général, les hommes, même en ce pays relativement libre, sont tout simplement, par suite d’ignorance et d’erreur, si bien pris par les soucis factices et les travaux inutilement rudes de la vie, que ses fruits plus beaux ne savent être cueillis par eux.
- L’art de prévoir et de gagner par tous les moyens la guerre - la politique - s’impose, dès lors, comme l’exercice même de la raison. La politique s’oppose à la morale, comme la philosophie à la naïveté.
- Les politiques sont, dans leur grande majorité, des voleurs d’espoir de pauvres. Ils font croire, aux plus déshérités, la possibilité de choses qui ne sont pas - et tout cela pour ramasser de quoi rouler dans des bagnoles avec chauffeur.
- Il vaut mieux prévenir les crimes que d’avoir à les punir; tel est le but principal de toute bonne législation, laquelle est l’art de rendre les hommes le plus heureux possible ou, disons pour tenir compte également des biens et des maux de la vie, le moins malheureux possible.
- La notion de parti peut très bien aller sans la démocratie. Cela peut arriver quand un parti ou un groupe d’hommes s’imagine détenir la vérité absolue. C’est pourquoi l’Assemblée et les députés ont besoin aujourd’hui d’une cure de modestie.
- La politique, c’est le présent désincarné; elle ne tient compte ni du passé, ni de l’avenir, c’est une invention des hommes pour évacuer tranquillement le quotidien.
- En politique, il n’y a pas d’hommes, mais des idées, pas de sentiments, mais des intérêts, en politique, on ne tue pas un homme : on supprime un obstacle, voilà tout.
- A vrai dire, aucune femme moche ne peut réussir en politique. (...) Pour réussir en politique, que l’on soit un homme ou une femme, il faut avoir une capacité à convaincre. Convaincre, c’est séduire, donc il vaut mieux être bien physiquement.