Nous emmagasinons une kyrielle de souvenirs, tous aussi romantiques les uns que les autres, avec l’air de croire qu’ils nous épargneront la douleur et le deuil.
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- De nos cris de douleur naîtront des mots d’amour.
- Le plaisir et la douleur, et ce qui les produit, savoir, le bien et le mal, sont les pivots sur lesquels roulent toutes nos passions.
- Et je trouve par expérience que c’est plutôt l’impatience de l’imagination de la mort qui nous rend impatients de la douleur, et que nous la sentons doublement griève de ce qu’elle nous menace de mourir.
- A celui qui n’a jamais souffert, l’amour offre un beau baptême de la douleur.
- Quant aux larmes, ces poèmes des corps, elles finiront dans ces zones intéressantes de la mémoire qu’on appelle l’oubli.
- On trouve un certain charme à répandre des pleurs : - En apaisant notre âme, ils calment nos douleurs.
- On dit que le temps apaise toute douleur, on dit que tout peut s’oublier, mais les sourires et les pleurs, par-delà les années, tordent encore les fibres de mon coeur.
- On n’oublie jamais ceux qu’on aime. Tout passe tout s’efface hors le souvenir. L’amitié et l’amour les pleureront toujours. Le temps passe les souvenirs restent.
- Tant qu’un grain d’amitié reste dans la balance, le souvenir souffrant s’attache à l’espérance.
- Les regrets et la nostalgie sont les oripeaux de notre faiblesse, notre impuissance. Ce sont des mensonges que nous habillons avec des mots qui nous apaisent et facilitent notre sommeil. Cela rend moins cruelle notre défaite.
- Et il ne suffit pas d’avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent.
- Le souvenir du bonheur n’est plus du bonheur, le souvenir de la douleur est de la douleur encore.
- Si au fond de notre inconscient, nous sommes devenus capables d’effacer dans une certaine mesure les griefs ressentis contre nos parents, nous pouvons alors être en paix avec nous même et aimer les autres dans le vrai sens du mot.
- Nous devons oublier nos morts en tant que morts, mais il nous est permis de suivre leur modèle et de perpétuer leurs œuvres, le reste n’est que simagrées.
- Nous localisons dans le corps d’une personne toutes les possibilités de sa vie, le souvenir des êtres qu’elle connaît et qu’elle vient de quitter, ou s’en va rejoindre.