Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent.
Écrivain, 1875-1926Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent.
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Les cahiers de Malte Laurids Brigge
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Il n’y a d’absence que pour un être capable de souvenir et d’attente.
Certaines pièces de la mémoire, il vaut mieux ne pas les rouvrir, pas même les aérer pour croire en faire partir la poussière, au contraire les garder cadenassées, et accepter toute sa vie de s’y tenir.
Ceux qui ne peuvent pas se rappeler le passé sont condamnés à le répéter.
L’absence (…) accumule des mondes d’indifférence sur des promesses de souvenirs éternels.
Les mots ne sont visibles que dans l’œil dénué de paupière de la mémoire. Dieu merci, les vivants conservent l’aptitude de surprendre et de décevoir.
Les souvenirs varient suivant l’âge, plus on avance et plus ils sont nostalgiques.
On n’oublie jamais ceux qu’on aime. Tout passe tout s’efface hors le souvenir. L’amitié et l’amour les pleureront toujours. Le temps passe les souvenirs restent.
J’ai peur d’être oublié.
Une visite de condoléances, ma petite-fille, cela apprend à vivre, à se tenir. À oublier le mort. Eh oui, c’est comme ça ! Il faut oublier pour se souvenir.
Très souvent le désordre de la mémoire est tel que nous ne savons plus si nous inventons un personnage ou si c’est une agréable réminiscence.

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