L’absence (…) accumule des mondes d’indifférence sur des promesses de souvenirs éternels.
1820-1876L’absence (…) accumule des mondes d’indifférence sur des promesses de souvenirs éternels.
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Dominique
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La vie, quelle que soit la valeur de ses manifestations, supplante à la longue les souvenirs.
Piètre mémoire, présence chancelante au monde, qui m’interdit de témoignage. D’où mon appétit de romancier, sans doute : l’imagination affamée de souvenirs s’acharne à recomposer la vie sur esquisses.
Une vie sans avenir est souvent une vie sans souvenir.
O misère de nous ! Notre vie est si vaine qu’elle n’est qu’un reflet de notre mémoire.
Au delà des paroles et de la bienveillance Il existe des voies difficiles à cerner Faites de souvenirs, d’amour et de silence Et que bien des savants vous diront ignorer.
Ceux qui ne peuvent pas se rappeler le passé sont condamnés à le répéter.
Les souvenirs réinventent la vie, ils sont une autre forme de l’oubli.
La vérité, que personne n’avoue, c’est qu’une fois les illusions enfuies, on passe sa vie à souffler sur le miroir aux regrets. Mais toujours la buée s’efface.
La volonté de ne plus aimer est encore de l’amour et la volonté d’aimer encore ne l’est déjà plus, le désir de ne plus se souvenir appelle encore la mémoire, alors que le désir de se souvenir encore convoque déjà l’oubli.
Dans le réel, la plénitude se refusera toujours, mais le chemin de la nostalgie et de la liberté est infini et ne sera jamais mesuré par notre pas.

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