Quant aux larmes, ces poèmes des corps, elles finiront dans ces zones intéressantes de la mémoire qu’on appelle l’oubli.
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- Le poème s’étirant dans les blés, le poème s’allongeant vers les sphères. Le poème bondissant, dans les pâturages de l’âme, le poème frémissant, dans le corps des cités.
- Les mots n’ont plus rien à nous dire; et tu veux des mots, des mots écrits. Laisse-moi me perdre dans ton regard, dans ton sourire, dans tous les souvenirs de mes yeux et de mon corps.
- Notre corps et notre esprit nous envoient des messages en utilisant la douleur pour nous réveiller.
- Quand le coeur emprunte le reste du corps pour s’exprimer, la qualité de l’expérience se raréfie, se sublime.
- Nous emmagasinons une kyrielle de souvenirs, tous aussi romantiques les uns que les autres, avec l’air de croire qu’ils nous épargneront la douleur et le deuil.
- Il y a un certain plaisir à pleurer. Par les larmes, la douleur s’épuise et s’exhale.
- C’est ça l’écriture. C’est le train de l’écrit qui passe par votre corps. Le traverse. C’est de là qu’on part pour parler de ces émotions difficiles à dire, si étrangères et qui néanmoins, tout à coup, s’emparent de vous.
- Les larmes sont confiantes, et le sourire est dissimulé; le sourire, c’est le voile sous lequel le coeur se cache pour mentir.
- Et puis la tristesse passera, elle aussi, comme le bonheur, comme la vie, comme les souvenirs qu’on oublie pour moins souffrir.
- Si vous ne pouvez pas vous réconcilier avec la chaleur de votre sang, calez-vous la tête sous l’eau. Vous allez mourir. Le suicide aussi est un poème, en un certain sens. Il paraît même que c’est une oeuvre d’art.
- La poésie est la forme clandestine d’un contre-pouvoir qui libère le poète de tout carcan autoritaire, et lui permet d’accéder à l’existence orageuse de son corps.
- Un instant, j’ai pensé à ces phrases fantômes, ces réparties féroces, ces milliers de répliques jamais envoyées, demeurées suspendues, invisibles, ces griffes fières, jamais sorties de mon corps.
- Les rêves ne suffisent pas quand les corps se séparent.
- Le corps se perd dans l’eau, le nom dans la mémoire. Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire, sur le sombre océan jette le sombre oubli.
- Il n’appartient qu’à la tête de réfléchir, mais tout le corps a de la mémoire.