N’écoutant que son courage qui ne lui disait rien, il se garda d’intervenir.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons N’écoutant que son courage qui ne lui disait rien, il se garda d’intervenir.
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Journal, 1887-1910
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Il ne pouvait confesser sa faute sans glisser malgré lui au besoin de la commettre encore en pensée.
Ne le plaignez pas trop : il a vécu sans pactes,
Libre dans sa pensée autant que dans ses actes.
Le chemin de la mort ne lui faisait plus peur, mais il n’avait pas l’intention de le parcourir seul.
Toutefois il ne fut point contrainct de faire ne de dire chose aucune derogante à sa dignité.
On ne peut répondre de son courage quand on n’a jamais été dans le péril.
Un homme qui a manqué à sa parole une fois ne saurait appuyer sa cause sur l’honneur.
La terreur qu’il répandait était telle, que non seulement les gens du pays ne lui parlaient pas, mais qu’ils évitaient de parler de lui. On disait seulement : « Il a été en justice. ».
Ne pas être entendu n’est pas une raison pour garder le silence.
Du combat, seuls les lâches s’écartent.
Il commanda à ceulx qui estoient soubz sa charge, qu’ilz s’en retournassent au païs sans esventer ny publier sa mort.

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