Il commanda à ceulx qui estoient soubz sa charge, qu’ilz s’en retournassent au païs sans esventer ny publier sa mort.
Traducteur, 1513-1593 Image : Furmeyer, Domaine public, Wikimedia Commons Il commanda à ceulx qui estoient soubz sa charge, qu’ilz s’en retournassent au païs sans esventer ny publier sa mort.
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Oeuvres de Plutarque traduites du grec
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Il résolut d’abandonner sa vie (se laisser mourir).
Il delivra sa mere de mort evidente, et remeit son ayeul sur le throsne.
Il ne pouvait confesser sa faute sans glisser malgré lui au besoin de la commettre encore en pensée.
Le chemin de la mort ne lui faisait plus peur, mais il n’avait pas l’intention de le parcourir seul.
N’écoutant que son courage qui ne lui disait rien, il se garda d’intervenir.
Il se jeta à genoux, les mains tendues. Et de sa bouche jaillit : « Christ ! Christ !… » (…) Longtemps, le silence régna. Puis la voix du vieillard s’éleva, brisée de sanglots : « Quo vadis, Domine ?… »
Il a donc grimpé toute sa vie vers cette crête d’où l’on aperçoit l’autre côté des choses, qui est mort et massacre avec la clangorante épopée, la chevauchée renouée des paladins modernes.
Mais le dernier homme était resté là, sur le chemin. Il posa son fusil par terre, déboucla son ceinturon d’un geste fébrile, s’empêtra quelques secondes dans ses buffleteries et posa culotte.
Ne le plaignez pas trop : il a vécu sans pactes,
Libre dans sa pensée autant que dans ses actes.
Partir, c’est mourir un peu. » Il fit le choix de l’immortalité en demeurant obstinément dans son deux pièces-cuisine.

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