Désespoir, amour, gaieté. Qui a ces trois roses enfoncées dans le cœur a la jeunesse pour lui, en lui, avec lui.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Désespoir, amour, gaieté. Qui a ces trois roses enfoncées dans le cœur a la jeunesse pour lui, en lui, avec lui.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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La Plus que vive (1996)
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Le désir, le souvenir, l’espoir. Les trois temps d’un amour.
L’amour est comme une fleur, il faut le laisser s’épanouir.
À quoi ça tient l’amour, hein ? Un sourire, deux sourires, trois morceaux de Béghin et tac, la flèche touche au cœur.
Jeunes amours, si vite épanouies, Vous êtes l’aube et le matin du cœur. Charmez l’enfant, extases inouïes ! Et, quand le soir vient avec la douleur, Charmez encor nos âmes éblouies, Jeunes amours, si vite évanouies !
Chez les jeunes gens, l’amour est le plus beau des sentiments, il fait fleurir la vie dans l’âme, il épanouit par sa puissance solaire les plus belles inspirations et leurs grandes pensées : les prémices en toute chose ont une délicieuse saveur.
Voici le printemps qui revient avec le charme des roses. Regarde leurs joues fraîches, et la plante amère de la tristesse sera déracinée de ton cœur.
Apprends-moi le bonheur dans la flamme des jours Les langueurs océanes aux rives d’amour. Apprends-moi les rubis que la nuit évapore Et la robe naissante du rose qui la dore.
L’amour a son instinct, il sait trouver le chemin du cœur comme le plus faible insecte marche à sa fleur avec une irrésistible volonté qui ne s’épouvante de rien.
L’amour m’ouvrit ses paradis, et l’étreinte de ses panthères.
La rose et moi différons d’une chose : Un soleil voit naître et mourir la rose, mille soleils ont vu naître m’amour, dont l’action jamais ne se repose. Que plût à Dieu que telle amour enclose, comme une fleur, ne m’eût duré qu’un jour.

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