Le combat d’homme à homme implique un certain degré d’estime mutuelle, même à l’heure de donner la mort ; à l’inverse, dans une exécution, on tue et on humilie à la fois.
ÉcrivainLe combat d’homme à homme implique un certain degré d’estime mutuelle, même à l’heure de donner la mort ; à l’inverse, dans une exécution, on tue et on humilie à la fois.
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Les Desorientes
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Suicide. Ce moyen qui nous soustrait à la persécution des hommes.
N’est ce pas dans le langage même que les plus violentes, les plus sanglantes batailles se livrent, entre les forces de Vie et de Mort ?
Tous les hommes sont mortels : mais pour chaque homme sa mort est un accident et, même s’il la connaît et y consent, une violence indue.
Souvent un acte de justice et de douceur a plus de pouvoir sur le cœur des hommes que la violence et la barbarie.
De sorte que l’offense qui se fait à l’homme lui doit être faite d’une manière qu’il n’en puisse tirer vengeance.
L’homme n’existe que dans le combat, l’homme ne vit que s’il risque la mort.
On calomnie la mort tandis que la vieillesse suffit pour disqualifier un homme.
Tant que les hommes massacreront les animaux, ils s’entre-tueront. Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut récolter la joie et l’amour.
À l’aspect de cette multiplicité de supplices, qui n’a jamais rendu les hommes meilleurs, j’ai cherché si, dans un gouvernement sage, la peine de mort était vraiment utile ; j’ai examiné si elle était juste. Quel peut être ce droit que les hommes s’attribuent d’égorger leurs semblables ?
Bien des gens seraient capables de tuer un homme pour prendre la graisse du mort, et en frotter leurs bottes.

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