De sorte que l’offense qui se fait à l’homme lui doit être faite d’une manière qu’il n’en puisse tirer vengeance.
1469-1527De sorte que l’offense qui se fait à l’homme lui doit être faite d’une manière qu’il n’en puisse tirer vengeance.
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Source secondaire
Le Prince (1532), chapitre III, p. 15
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On n’attaque pas seulement pour faire du mal à quelqu’un mais peut-être aussi pour le seul plaisir de prendre conscience de sa force.
Mieux vaut passer la nuit dans l’irritation de l’offense que dans le repentir de la vengeance.
Une fois lancé dans sa fureur, il faut infiniment plus de vertu à l’acteur pour s’empêcher de commettre un crime qu’il ne faut de courage à l’assassin pour parvenir à exécuter le sien.
Il est de la justice de prendre vengeance d’un crime ; mais c’est une vertu de ne pas se venger.
D’ailleurs souvent mieux vaut dévorer son dépit que se venger. Il faut souffrir avec patience, avec sérénité même les injures des hommes puissants.
Au cœur de tout homme, il y a un instinct de vengeance.
La vengeance n’est pas un mobile ignoble lorsqu’elle sert à des fins utiles.
Quand le déshonneur est public, il faut que la vengeance le soit aussi.
L’homme révolté ne veut pas nécessairement le mal de l’autre. Son désir de vengeance peut être une protestation contre un désordre, une excitation pour le maintien de la justice du bien.
L’homme irrité, en voulant se venger sur autrui, se venge sur lui-même.

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