Une fois lancé dans sa fureur, il faut infiniment plus de vertu à l’acteur pour s’empêcher de commettre un crime qu’il ne faut de courage à l’assassin pour parvenir à exécuter le sien.
Écrivain, 1896-1948Une fois lancé dans sa fureur, il faut infiniment plus de vertu à l’acteur pour s’empêcher de commettre un crime qu’il ne faut de courage à l’assassin pour parvenir à exécuter le sien.
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Source vérifiée
Le théâtre et son double (1938), chapitre I
… de la peste en relation avec un état puissant de désorganisation physique sont comme les dernières fusées d’une force spirituelle qui s’épuise, les images de la poésie au théâtre sont une force spirituelle qui commence sa trajectoire dans le sensible et se passe de la réalité.Une fois lancé dans sa fureur, il faut infiniment plus de vertu à l’acteur pour s’empêcher de commettre un crime qu’il ne faut de courage à l’assassin pour parvenir à exécuter le sien, et c’est ici que, dans sa gratuité, l’action d’un sentiment au théâtre, apparaît comme quelque chose d’infiniment plus valable que celle d’un sentiment réalisé.
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Si on condamne à mort, il faut bien que quelqu’un exécute. C’est la mauvaise action qui déshonore, pas le supplice. Le bourreau est quelqu’un d’utile.
Le talent, c’est le courage, ce qu’il en faut pour se tuer.
De sorte que l’offense qui se fait à l’homme lui doit être faite d’une manière qu’il n’en puisse tirer vengeance.
Le scandale est une guêpe importune contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement à moins d’être bien sûr de pouvoir la tuer ; sinon il reviendra à l’attaque plus furieux que jamais.
Le suicide est le plus grand des crimes. Quel courage peut avoir celui qui tremble devant un revers de fortune ? Le véritable héroïsme consiste à être supérieur aux maux de la vie.
Il se peut qu’un grand criminel, dans une fureur exaltée, s’extasie sur son courage et sur son succès ; mais le mal ne monte que pour tomber plus bas et de plus haut.
On parle du courage d’un condamné à mort qui marche jusqu’au lieu de l’exécution : il en faut parfois autant pour garder une façade acceptable en allant au-devant de la souffrance quotidienne.
Il faut plus de courage pour vivre en lâche que pour mourir en héros.
Il est de la justice de prendre vengeance d’un crime ; mais c’est une vertu de ne pas se venger.
Dans les romans à suspense, il faut un motif crédible au crime. S’il existe cinq personnes susceptibles d’avoir commis un meurtre, seule l’une d’entre elles a été animée par la vengeance, la jalousie ou un dérèglement psychique suffisant pour franchir la ligne.

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