Le but du roman serait donc de nous forcer à penser, à comprendre le sens profond et caché des événements.
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- Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.
- L’exilé doit être capable de pénétrer le sens caché de ses errances et de les comprendre comme autant d’épreuves initiatiques qui le ramènent vers le centre.
- Le mystère crée l’émerveillement et l’émerveillement est la base du désir de l’homme de comprendre.
- La critique est un contresens : il faut lire, non pour comprendre autrui mais pour se comprendre soi-même.
- Ce sont souvent les petites choses plutôt que la grande image que l’esprit retient le plus facilement : par exemple, il est plus naturel et plus attrayant pour des lecteurs de comprendre le sens d’un grand événement historique à travers l’histoire d’une seule famille.
- La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes.
- Voir, c’est comprendre, juger, déformer, oublier ou s’oublier, être ou disparaître.
- La fiction peut être un moyen d’appréhender le réel, à défaut de pouvoir l’expliquer.
- La profondeur vient de l’intelligence du lecteur et non de la pensée exprimée. Un livre est moins un effet qu’une cause.
- Le roman naturaliste est une expérience véritable que le romancier fait sur l’homme, en s’aidant de l’observation.
- Nous oublions souvent de sentir la magie du moment présent et pourtant, c’est elle qui bâtit le scénario de notre vie.
- Un livre est voyant ou il n’est rien. Son travail est d’allumer la lumière dans les palais de nos cerveaux déserts.
- Lui et moi, nous faisons partie du peuple accablé par la sourde terreur de ne pas comprendre le monde et ce qui s’y passe.
- On essaye de comprendre les choses à partir de sa propre expérience parce que c’est tout ce dont on dispose.
- C’est l’usage du concept qui nous rend maîtres de nos frayeurs. Nous disons : la Mort - et cette abstraction nous dispense d’en ressentir l’infini et l’horreur.