Les braves gens ne savent pas ce qu’il en coûte de temps et de peine pour apprendre à lire. J’ai travaillé à cela quatre-vingts ans, et je ne peux pas dire encore que j’y sois arrivé.
Homme d'État, 1749-1832Les braves gens ne savent pas ce qu’il en coûte de temps et de peine pour apprendre à lire. J’ai travaillé à cela quatre-vingts ans, et je ne peux pas dire encore que j’y sois arrivé.
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Source vérifiée
Conversations de Goethe, pendant les dernières années de sa vie, 1822-1832
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Dire aux gens ce qu’il faut lire est en général inutile ou nuisible, car la véritable appréciation de la littérature est une question de tempérament et ne s’enseigne pas.
La question n’est pas de savoir si j’ai le temps de lire ou pas […], mais si je m’offre ou non le bonheur d’être lecteur.
Rien de tel pour vous apprendre l’écriture qu’un maître qui ne sait pas lire.
On lit plus vite quand on ne cherche pas à comprendre.
Je me demande si la jeunesse moderne qu’on bouscule et qu’on décourage en lui répétant qu’il n’y aura pas de lendemain connaît encore cet acharnement à lire que nous eûmes, à aimer tomber malade pour lire.
L’objet de la littérature est de nous apprendre à lire.
L’école ne sert à rien qu’apprendre à lire, écrire et compter. C’est un bagage largement suffisant.
Tout ouvrage de génie, épique ou didactique, est trop long, s’il ne peut être lu dans un jour.
Cela m’est égal que d’autres aient écrit avant moi ce que je suis en train d’écrire, car c’est à la vie et non dans les livres que je prends mon bien.
Les leçons n’ont pas vraiment fonctionné pour moi, alors je suis allé à la vieille école, écoutant des disques et apprenant ce que je voulais apprendre.

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