Rien de tel pour vous apprendre l’écriture qu’un maître qui ne sait pas lire.
Écrivain, 1868-1955Rien de tel pour vous apprendre l’écriture qu’un maître qui ne sait pas lire.
Écrivain, 1868-1955Partager sur
Source vérifiée
L’Otage (1911), acte I
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Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Il ne faut jamais faire de littérature, il faut écrire et ce n’est pas pareil.
Il y en a qui sont écrivains sans pouvoir écrire et d’autres qui écrivent sans être écrivains. Il y a la nature et il y a le talent. Il y a aussi l’absence de l’un comme de l’autre.
Dire aux gens ce qu’il faut lire est en général inutile ou nuisible, car la véritable appréciation de la littérature est une question de tempérament et ne s’enseigne pas.
L’illettré du futur ne sera pas celui qui ne sait pas lire. Ce sera celui qui ne sait pas comment apprendre.
Qui ne continue pas à apprendre est indigne d’enseigner.
Presque aucune part n’est réservée à l’enseignement de la parole proprement dite ; l’écolier apprend à lire, à écrire, à compter, à raisonner, non à parler. (…) Ils seront dans la vie la proie de quelque bavard, expert au langage courant.
L’école ne sert à rien qu’apprendre à lire, écrire et compter. C’est un bagage largement suffisant.
Instruire est chose facile pour un maître habile, mais enseigner sans avoir la connaissance de son art est la plus grande des folies : Tout précepte qui n’est pas fondé sur l’expérience est inutile et vain.
Quand un élève vous dit qu’il n’aime pas lire, il ne sait pas ce qu’il dit. Si vous le croyez, il est foutu et vous aussi comme professeur.
Les braves gens ne savent pas ce qu’il en coûte de temps et de peine pour apprendre à lire. J’ai travaillé à cela quatre-vingts ans, et je ne peux pas dire encore que j’y sois arrivé.

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