L’absence de mauvais goût n’est pas un goût, l’art est toujours un risque.
Écrivain, 1901-1992Source : Le haut mal des créateurs, éd. Jacques Antoine
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
L’absence de mauvais goût n’est pas un goût, l’art est toujours un risque.
Écrivain, 1901-1992Source : Le haut mal des créateurs, éd. Jacques Antoine
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Le grand ennemi de l’art, c’est le bon goût.
L’erreur des prétendus gens de goût est de vouloir de l’art partout, et de n’être jamais contents que l’art ne paraisse.
Le goût, c’est la mort de l’art.
L’art ne peut se relever d’être devenu marchandise, cette perversion du sens est irrémédiable.
La critique est osée, mais l’art a des ficelles.
Un acte d’ostentation est toujours une faute de goût ; le luxe où l’on met de l’ostentation pèche contre lui. Cela vient de ce que le Moi s’étale dans toute chose d’ostentation, et qu’il n’y a rien de plus mauvais goût que le moi.
La vie sans risques n’a aucun goût. Être artiste, ce n’est pas devenir une caricature de soi-même ou de s’inscrire dans une forme d’insécurité.
L’art, au bout du compte, n’est peut-être pas plus sérieux que le jeu de quilles ? Tout n’est peut-être qu’une immense blague, j’en ai peur…
Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d’un art.
La beauté de l’art, c’est de n’être pas susceptible de perfectionnement.

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