L’erreur des prétendus gens de goût est de vouloir de l’art partout, et de n’être jamais contents que l’art ne paraisse.
Écrivain · 1712-1778 Image : Maurice Quentin de La Tour · Domaine public · Wikimedia Commons L’erreur des prétendus gens de goût est de vouloir de l’art partout, et de n’être jamais contents que l’art ne paraisse.
Écrivain · 1712-1778 Image : Maurice Quentin de La Tour · Domaine public · Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Quatrième partie
… C’est pour cela que les fleuristes la dédaignent: la nature l’a faite si belle qu’ils ne lui sauraient ajouter des beautés de convention; et, ne pouvant se tourmenter à la cultiver, ils n’y trouvent rien qui les flatte.L’erreur des prétendus gens de goût est de vouloir de l’art partout, et de n’être jamais contents que l’art ne paraisse; au lieu que c’est à le cacher que consiste le véritable goût, surtout quand il est question des ouvrages de la nature. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
L’art ne peut se relever d’être devenu marchandise, cette perversion du sens est irrémédiable.
Peut-être l’art n’est-il que la volonté quotidienne de se tenir serré contre l’impossible perfection.
L’art est maintenant un courant d’opinion. Celui qui n’est point entraîné croit ne rien comprendre, alors que précisément lui seul cherche à comprendre.
L’absence de mauvais goût n’est pas un goût, l’art est toujours un risque.
La beauté de l’art, c’est de n’être pas susceptible de perfectionnement.
L’art doit faire partie de la vie quotidienne, sinon il n’est pas honnête.
La critique est osée, mais l’art a des ficelles.
L’art est insensé et – comme tout – non dépourvu de sens.
La popularité est la couronne de laurier que le monde tresse à l’art médiocre.
Il y a un utile et un inutile en art. La majorité du public ne ressent pas cela, envisageant l’art comme une distraction.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.