- Renie ton père et abdique ton nom; ou, si tu ne le veux pas, jure de m’aimer, et je ne serai plus une Capulet.
- O Roméo, roméo, pourquoi es-tu Roméo ? Renonce à ton père et abjure ton nom; ou, si lu l’aimes mieux, jure seulement d’être mon amant, et je cesse d’être une Capulet.
- Quel est donc l’être qui, - ayant un coeur pour aimer et du courage au coeur, - eût pu s’empêcher de prouver alors son amour ?
- Un visage faux doit cacher ce que sait un coeur faux.
- Coeur insouciant vit longtemps.
- L’âme ne se sépare pas ducorps avec plus de douleur que l’homme de sa grandeur.
- Mon corps est un jardin, ma volonté est son jardinier.
- Qu’est l’amour ? Ce n’est pas demain; Coeur joyeux veut rire à l’instant; De l’avenir nul ne sait rien; Attendre fait mince profit; Viens donc, un baiser, belle de vingt ans, jeunesse ne saurait durer.
- La jeunesse trouve la révolte en elle-même, quand elle ne la trouve pas près d’elle.
- N’y a-t-il pas des sortilèges au moyen desquels les facultés de la jeunesse et de la virginité peuvent êtres déçues ?
- Les amoureux et les fous ont la cervelle si effervescente, la fantaisie si inventive qu’ils conçoivent beaucoup plus de choses que la froide raison n’en peut comprendre.
- La promesse est ce qu’il y a de plus courtois et de plus fashionable; l’exécution est une sorte de codicille ou de testament qui atteste une maladie grave dans le jugement de l’auteur.
- Le mal de la grandeur, c’est quand du pouvoir elle sépare la conscience.
- Disons le triste histoire de la mort des rois : les uns déposés, d’autres tués à la guerre, d’autres égorgés en dormant, tous assassinés.
- Une femme est un ange Le temps qu’on la supplie; conquise, elle est perdue, car l’âme du plaisir est dans la quête ardue.
- Combien de milliers de mes plus pauvres sujets sont à cette heure endormis ! O sommeil, ô doux sommeil, tendre infirmier de la nature, quel effroi t’ai-je causé, que tu ne veux plus fermer mes paupières et plonger mes sens dans l’oubli !
- Oui, quel éblouissement pour mes yeux de te regarder à lumière vive du jour, puisque dans la nuit sépulcrale l’ombre imparfaite de ta beauté apparaît ainsi à travers le sommeil accablant à mes yeux aveuglés !
- Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil.
- Il délire, mais sa folie ne manque pas de méthode.
- Dès que nous naissons, nous pleurons d’être venus sur ce grand théâtre de fous...
- Le coeur bat plus délicieusement à relancer un lion qu’à faire lever un lièvre.
- C’est le malheur des temps quand les fous guident les aveugles.
- La poésie est cette musique que tout homme porte en soi.
- Aimez tout le monde. Faites confiance à quelques-uns. Ne faites du tort à personne.
- Quiconque doit aimer aime à première vue.
- Je sais de ces gens qui ne se sont fait réputation de sagesse qu’à force de silence.
- Le monde entier est un théâtre. Et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles.
- L’absence de ceux que nous aimons est le moi de soi - un bannissement mortel.
- L’étreinte de la mort est comme la morsure d’un amant, qui fait mal et qu’on désire.
- On peut faire beaucoup avec la haine, mais encore plus avec l’amour.
- Il m’est plus aisé d’apprendre à vingt personnes ce qu’il est bon de faire, que d’être l’une des vingt à suivre mes propres leçons.
- Rien n’exprime mieux la joie que le silence. Si j’ai pu dire combien grand était mon bonheur, c’est qu’il était petit.
- Une chute profonde mène souvent vers le plus grand bonheur.
- Le chien retourne à son vomissement, et la truie lavée au bourbier.
- Les clameurs d’une femme jalouse sont un poison plus mortel que la morsure d’un chien enragé.
- Lorsque l’esprit est libre, le corps est délicat.
- La virilité se perd en révérences, le courage en civilités, et les hommes ne sont plus que des parleurs.
- Les hommes à un moment donné sont maîtres de leur destin. La faute, cher Brutus, ce n’est pas à nos étoiles, mais à nous-mêmes, que nous sommes des subalternes.
- Les hommes à un moment donné sont maîtres de leur destin.
- Raccommoder sa douleur avec des proverbes.