Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m’aimer, et je ne serai plus une Capulet.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m’aimer, et je ne serai plus une Capulet.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source secondaire
Roméo et Juliette (1591), acte V, scène 7, p. 278
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Dans une prochaine vie, papa, j’aimerais te reprendre comme père.
Oui, de ta suite, ô roi, de ta suite ! J’en suis !
Nuit et jour, en effet, pas à pas, je te suis.
Donne-moi une raison de ne pas t’aimer, je t’en donnerai cent que tu ne pourras réfuter.
On peut m’appeler comme on veut. Monsieur, altesse ou demi-dieu, mais pas Sir.
O Roméo, roméo, pourquoi es-tu Roméo ? Renonce à ton père et abjure ton nom ; ou, si lu l’aimes mieux, jure seulement d’être mon amant, et je cesse d’être une Capulet.
Vous ne voulez pas que je tue mon corps, et vous vous faites l’agent de celui qui veut tuer mon âme !
Si vous croyez que je vais dire
Qui j’ose aimer,
Je ne saurais, pour un empire,
Vous la nommer.
Je jure sur ma vie d’être ton nain de jardin jusqu’à ma mort si je ne viens pas au rendez-vous. Juré, ajoute-t-il en brandissant deux doigts.
Je ne t’étouffe pas… Je ne te tue pas… Je te caresse. Je t’appelle à la vie. De cette masse fraternelle que j’ai à peine vue dans mon éblouissement, je forme mon frère avec tous ses détails.
Non. Je vais le tuer dans mon cœur en cessant de l’aimer. Et un jour il sera mort.

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