Biographie courte et informations sur Hermann Hesse
Hermann Karl Hesse est né le 2 juillet 1877 à Calw en Allemagne et a traversé une enfance caractérisée par des luttes personnelles et un esprit rebelle. Il a exercé diverses professions avant de se consacrer à la littérature, publiant avec succès Peter Camenzinden 1904. En 1924, il s'est établi en Suisse où il a combiné la création de poésie, romans et essais avec une profonde recherche spirituelle. Les œuvres comme Siddhartha(1922) et Le Jeu des perles de verre(1943) abordent les thématiques de quête intérieure et d'identité multiple. L'Académie suédoise a décerné à Hermann Hesse le prix Nobel de littérature en 1946, reconnaissant ainsi la valeur de son travail littéraire. Hermann Karl Hesse est mort le 09 août 1962.
- La tendresse est plus forte que la dureté. L’eau est plus forte que le rocher. L’amour est plus fort que la violence.
- Si l’on est assez vieux, alors on a l’impression que l’existence entière, avec ses joies et ses souffrances, ses amours et ses découvertes, ses amitiés, ses liaisons, les livres, la musique, les voyages et le travail ne constituent rien d’autre qu’un long détour menant à l’éclosion de ces instants où Dieu se révèle, où le sens et la valeur de tout ce qui existe et se produit s’offrent à nous à travers la forme d’un paysage, d’un arbre, d’un visage, d’une fleur.
- La vieillesse ne devient médiocre que lorsqu’elle prend des airs de jeunesse.
- Le vrai chercheur, celui qui a vraiment le désir de trouver, ne doit embrasser aucune doctrine.
- Je connais bien le sentiment de tristesse qu’inspire la précarité de toute chose, je l’éprouve à chaque fois qu’une fleur se fane. Mais il s’agit là d’une tristesse sans désespoir.
- C’est seulement en vieillissant que l’on s’aperçoit que la beauté est rare, que l’on comprend le miracle que constitue l’épanouissement d’une fleur au milieu des ruines et des canons, la survie des œuvres littéraires au milieu des journaux et des cotes boursières.
- Le rôle des déceptions et des idées noires n’est pas de nous faire perdre nos valeurs et notre dignité, mais de nous mûrir.
- Le rôle de la douleur, des déceptions et des idées noires n’est pas de nous aigrir, de nous faire perdre notre valeur et notre dignité, mais de nous mûrir et de nous purifier.
- L’art s’était efforcé de tout temps de donner un moyen d’expression à ce besoin inexprimé de divin qui est en nous.
- Le monde nous gratifie de peu de chose à présent, il semble n’être que vacarme et angoisse; cependant l’herbe et les arbres continuent de pousser. Et même si un jour la terre entière est recouverte de blocs de béton, la grand ballet des nuages se poursuivra dans le ciel; ici et là des hommes continueront d’ouvrir grâce à leur art la porte d’accès au divin.
- Il n’est rien au monde qui vous donne plus de noblesse et plus de bonheur qu’un amour immuable, sans paroles, sans passion.
- Les professeurs, en présence de certains talents éclatants, éprouvent de la répugnance et de l’horreur. Tout élève de ce genre fausse le sens entier et l’utilité de l’enseignement.
- Le Savoir peut se communiquer, mais pas la Sagesse. On peut la trouver, on peut en vivre, on peut s’en faire un sentier, on peut, grâce à elle, opérer des miracles, mais quant à la dire et à l’enseigner, non, cela ne se peut pas.
- Je me rends compte aujourd’hui que rien au monde n’est plus désagréable à un homme que de prendre le chemin qui mène à lui-même.
- Il n’y a pas d’autre dieu que celui qui est en vous.
- La chance n’a rien à voir avec la raison ni avec la morale. Elle est d’essence magique, l’attribut d’un niveau précoce et juvénile de l’Humanité.
- La musique repose sur l’harmonie entre le Ciel et la Terre, sur la coïncidence du trouble et du clair.
- Vous n’avez peur que si vous n’êtes pas en harmonie avec vous-même. Les gens ont peur parce qu’ils ne se sont jamais reconnus.
- L’homme de pouvoir est ruiné par le pouvoir, l’homme d’argent par l’argent, l’homme soumis par l’asservissement, le jouisseur par le plaisir.
- La sagesse qu’un sage cherche à communiquer à toujours un air de folie.
- L’existence humaine ne devient une véritable souffrance, un enfer que lorsque deux époques, deux cultures, deux religions interfèrent l’une avec l’autre.
- Le travail le plus dur, ce n’est encore rien auprès de la mort.
- La vie est-elle une souffrance ou une joie ? Peu importe; il se peut que ce ne soit point là l’essentiel...
- Ne pas vouloir mourir est la voie la plus sûre vers la mort éternelle, tandis que pouvoir mourir, dépouiller les voiles, abandonner éternellement le moi au changement mène à l’immortalité.
- L’art suprême consistait en ceci : se laisser aller, consentir à sa propre chute.
- Vous devez apprendre à rire; voilà notre exigence. Vous devez saisir la part d’humour que recèle l’existence.
- Chacun donne ce qu’il a. Le guerrier donne sa force, le marchand sa marchandise, le maître sa doctrine, le paysan son riz, le pêcheur ses poissons.
- Le seul attribut réservé aux plus vieux est le pouvoir de manier avec plus de liberté, d’aisance, d’expérience et de bonté la faculté d’aimer.
- La plus douce des célébrités est celle qui ne recherche pas encore d’éclatants succès, qui ne peut encore susciter aucune envie ni isoler.
- Les personnes gâtées par la fortune et le succès sont si faciles à tromper !
- Je crois que la lutte contre la mort, la volonté d’exister irraisonnée et tenace est l’impulsion qui fait vivre et agir tous les hommes remarquables.
- Quand on est vieux, qu’on a accompli sa tâche, on a le droit de s’approcher de la mort en silence.
- Que tu deviennes professeur, savant, ou musicien, aie le respect du «sens», mais ne t’imagine pas qu’il s’enseigne.
- C’était beau et assez séduisant que d’exercer un pouvoir sur des hommes et de briller devant autrui, mais c’était aussi une tentation diabolique et dangereuse.
- Chaque homme n’est pas lui-même seulement. Il est aussi le point unique, particulier, toujours important, en lequel la vie de l’univers se condense d’une façon spéciale, qui ne se répète jamais.
- Il n’y a pas, a-t-il dit un jour, de vie noble et supérieure, si l’on ne sait pas qu’il existe des diables et des démons et si on ne les combat pas constamment.
- Tu ne le contrains à rien, tu ne le bats pas, tu ne le commandes pas, parce que tu sais que la tendresse est plus forte que la dureté, que l’eau est plus forte que le rocher, que l’amour est plus fort que la violence.
- L’amour n’est pas fait pour nous rendre heureux. Je crois qu’il est fait pour nous révéler dans quelle mesure nous avons la force de souffrir et de supporter.
- Le charme de l’enfance avait complètement disparu chez moi. Je sentais que l’on ne pouvait m’aimer tel que j’étais, et me détestais moi-même.
- Rien n’est plus dangereux pour l’individu, rien ne détruit plus sûrement son moral que de s’occuper constamment de lui-même et de son état, de remâcher son insatisfaction, son abandon et sa faiblesse.
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