- Les étoiles mesurent pour nous les vraies distances. La vie paisible, l’amour fidèle, l’amie que nous croyons chérir, c’est de nouveau l’étoile polaire qui les balise...
- L’avenir, laisse-le donc comme l’arbre dérouler un à un ses branchages. De présent en présent l’arbre aura grandi et entrera révolu dans sa mort.
- On oublie que la vie, ici comme ailleurs, est un luxe, et qu’il n’est nulle part de terre bien profonde sous le pas des hommes.
- Ce n’est pas le danger que j’aime. Je sais ce que j’aime. C’est la vie.
- L’immobilité saisit, chaque seconde plus grave comme une syncope, puis la vie repart.
- Ma vie est faite de virages.
- Je voulais la faire voyager dans l’amour.
- L’amour de son Dieu, chez le sacristain, se fait amour de l’allumage des cierges.
- L’amour est avant tout audience dans le silence. Aimer, c’est contempler.
- Et le simple berger lui-même qui veille ses moutons sous les étoiles, s’il prend conscience de son rôle, se découvre plus qu’un berger. Il est une sentinelle. Et chaque sentinelle est responsable de tout l’empire.
- Chaque femme contient un secret : un accent, un geste, un silence.
- La nuit, la raison dort, et simplement les choses sont. Celles qui importent véritablement reprennent leur forme, survivent aux destructions des analyses du jour. L’homme renoue ses morceaux et redevient arbre calme.
- C’est par vous, maman, que l’on rentre. Vous si faible, vous saviez-vous à ce point ange gardienne, et forte, et sage, et si pleine de bénédictions, que l’on vous prie, seul, dans la nuit ?
- Être homme, c’est précisément être responsable. C’est connaître la honte en face d’une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C’est être fier d’une victoire que les camarades ont remportée. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde.
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