Le savoir-vivre est la somme des interdits qui jalonnent la vie d’un être civilisé, c’est à dire coincé entre les règles du savoir-naître et celles du savoir-mourir.
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- Le vice et la vertu sont comme la vie et la mort, ou comme l’esprit et la matière : des choses qui ne sauraient exister sans être définies par leur contraire.
- Savoir est le premier mot du symbole de la religion naturelle : car savoir est la première condition du commerce de l’homme avec les choses, de cette pénétration de l’univers qui est la vie intellectuelle de l’individu : savoir, c’est s’initier à Dieu.
- Tout ce dont nous avons besoin pour réussir dans la vie est l’ignorance et la confiance.
- Une partie importante de la sagesse et de la connaissance consiste à ne plus vouloir transformer les gens en ce qu’ils ne sont pas, mais à accepter ce qu’ils sont, à comprendre leur expérience de vie.
- Le savoir-vivre est l’art de ne pas montrer trop vite son savoir-faire.
- Il faut apprendre, non pas pour l’amour de la connaissance, mais pour se défendre contre le mépris dans lequel le monde tient les ignorants.
- Toute connaissance profonde est aussi un privilège. Et tout privilège est par essence difficilement communicable : on ne peut le conférer efficacement qu’à ceux qui sont nés et mûrs pour le posséder.
- La connaissance doit avoir sur quoi s’appuyer pour pouvoir tomber juste. Or sur quoi elle s’appuie (le langage) n’est justement pas fixe.
- Rien dans la vie n’est à craindre, tout doit être compris. C’est maintenant le moment de comprendre davantage, afin de craindre moins.
- La connaissance de la vie est comme le sable : elle ne salit pas.
- La vie n’est rien qu’un mot qui veut dire ignorance, et quand nous qualifions un phénomène de vital, cela équivaut à dire que c’est un phénomène dont nous ignorons la cause.
- Vivre, c’est transformer en présence familière ce qui semblait inaccessible, en connaissance ce qui était non seulement inconnu mais insoupçonné, en compréhension ce qui était incompréhensible, en souvenir ce dont nous ne connaissions même pas l’existence.
- L’idée fondamentale du bien est donc qu’il consiste à préserver la vie, à la favoriser, à vouloir la porter à sa plus haute valeur, et que le mal consiste à anéantir la vie, la léser, l’entraver dans son épanouissement.
- Nous connaissons de mieux en mieux la vie mais elle nous demeure de plus en plus mystérieuse.
- Ce qu’il y a de moins parfait dans l’ordre de la connaissance humaine : croire; et ce qu’il y a de moins noble dans l’ordre de l’action libre : obéir; voilà le chemin de la perfection de l’amour.