J’ai quelquefois entendu M. Thiers causer avec feu de cette affaire du général « L’injustice, disait-il un jour avec énergie, est une mère qui n’est jamais stérile, et qui produit des enfants dignes d’elle. ».
1804-1869J’ai quelquefois entendu M. Thiers causer avec feu de cette affaire du général « L’injustice, disait-il un jour avec énergie, est une mère qui n’est jamais stérile, et qui produit des enfants dignes d’elle. ».
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Causeries du lundi
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Digne d’envie, celui qui, béni dans ses enfants, ne s’est pas en eux préparé des calamités singulières !
Une loi, la volonté du peuple ! Bêtise. Autant donner les verges à un enfant pour qu’il s’en serve.
Malheur donc aux parents qui usent de leur irrésistible ; ascendant moral pour imposer à leur fille un mari qui lui déplaît ; sur eux retombe la responsabilité de ses fautes !
On ne songe qu’à conserver son enfant ; ce n’est pas assez ; on doit lui apprendre à se conserver étant homme, à supporter les coups du sort, à braver l’opulence et la misère…
La vérité jaillira de l’apparente injustice.
La justice sans force, et la force sans justice : malheurs affreux.
On n’a jamais rien inventé de mieux que des mensonges d’adultes pour avoir la paix avec les gosses.
Dans le petit monde où vivent les enfants, qui que ce soit qui les élève, il n’y a rien de si finement perçu et de si finement ressenti que l’injustice.
Car c’est à la vérité une violente et traîtresse maîtresse d’école que la coutume. Elle établit en nous, peu à peu, à la dérobée, le pied de son autorité.
Il n’y a pas de mathématiques modernes. Ces deux mots anodins font pourtant régner la terreur dans des millions de foyers où les parents, angoissés, « sèchent » sur des problèmes donnés à leurs fils en quatrième.

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