Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village - Fumer la cheminée, et en quelle saison - Reverrais-je le clos de ma pauvre maison, - Qui m’est une province et beaucoup davantage ?
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- De village en village, ma réputation commençait à me précéder. L’affluence augmentait, on m’apportait de quoi manger, des pansements, et même des livres. Je m’étais fixé une règle : ne pas rester plus de vingt-quatre heures au même endroit.
- Seigneur ! Préservez-moi, préservez ceux que j’aime - Frères, parents, amis et mes ennemis même - Dans le mal triomphants, - De jamais voir, seigneur ! L’été sans fleurs vermeilles, - La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles, - La maison sans enfants !
- Je ne suis qu’un rosier sauvage, pas taillé, couvert de piquants. J’aimerais trouver un adulte, un tuteur contre lequel pousser.
- Et quiconque aura quitté pour moi sa maison, ou ses frères ou ses soeurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, en recevra le centuple, et il aura pour héritage la vie éternelle.
- Mon pays ce n’est pas un pays c’est l’hiver. Mon jardin ce n’est pas un jardin c’est la plaine. Mon chemin ce n’est pas un chemin c’est la neige. Mon pays ce n’est pas un pays c’est l’hiver.
- Peu à peu, le flot des maisons, toujours poussé du coeur de la ville au dehors, déborde, ronge, use, et efface cette enceinte.
- Je retrouve ma ville et je reste bouche bée. J’avais oublié sa beauté lascive, brunie par le soleil. Rome, ville superbe où les hommes se déplacent avec la suavité des chats.
- De grand seigneur, grand fleuve, et grand chemin Fuis, si tu peux, d’être voisin.
- Pour aimer, pour haïr, il faut se donner... Qui suis-je et qu’ai-je à donner, moi ? J’existe à peine, de tous les fantômes qui rôdent aujourd’hui dans la ville, aucun n’est plus fantôme que moi.
- Mon enfant, ma soeur, - Songe à la douceur - D’aller là-bas vivre ensemble ! - Aimer à loisir, - Aimer et mourir - Au pays qui te ressemble ! - - Là tout n’est qu’ordre et beauté, - Luxe, calme et volupté.
- Il ne faut pas négliger les pauvres - ô Nicolas autrefois ! - ils sont le chemin vers le coeur de la ville.
- Dans la plaine - Naît un bruit. - C’est l’haleine - De la nuit. - Elle brame - Comme une âme - Qu’une flamme - Toujours suit.
- J’aime tellement ma ville natale que je la ruinerais plutôt que de la voir prospérer par un mensonge.
- Je suis d´un autre pays que le vôtre, d’un autre quartier, d´une autre solitude.
- Je souhaite dans ma maison : Une femme ayant sa raison, un chat passant parmi les livres, des amis en toute saison Sans lesquels je ne peux pas vivre.