Pourtant, la clique dirigeante accepte la formation de couches de la population qui ne sont pas encore des classes, mais qui pèsent sur la politique communiste.
Écrivain, 1901-1976 Image : Roger Pic, Domaine public, Wikimedia Commons Pourtant, la clique dirigeante accepte la formation de couches de la population qui ne sont pas encore des classes, mais qui pèsent sur la politique communiste.
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antimemoires
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Le communisme, cela n’existe pas. Ce n’est qu’une hallucination. Une maladie mentale. Les gens s’imaginent qu’ils sont communistes. En réalité ils ne le sont pas.
L’opposition entre les dominants et les dominés fait ainsi son grand retour. Les « people » ont remplacé le peuple. L’idéologie dominante, majoritairement dans les milieux du pouvoir, de plus en plus minoritaire dans les couches populaires, renvoie comme toujours à une classe dominante.
Il paraît que le parti communiste a « peur de l’Histoire ». Il se trompe. C’est plutôt l’Histoire qui a peur du parti, avec tous les sévices qu’il lui fait subir.
Idéalement, la civilisation devrait être imposée par une majorité enthousiaste à une minorité provisoirement sceptique.
En démocratie, règne la dictature du plus petit commun cru ou ressenti. Certainement pas pensé.
La démocratie ne requiert pas l’uniformité. Nos fondateurs se sont querellés et ont fait des compromis et se sont attendus à ce que nous fassions de même. Mais ils savaient que la démocratie avait besoin d’un sens de la solidarité.
L’union même de la médiocrité fait la force.
Le Parti recherche le pouvoir pour le pouvoir, exclusivement pour le pouvoir. Le bien des autres ne l’intéresse pas. Il ne recherche ni la richesse, ni le luxe, ni une longue vie, ni le bonheur. Il ne recherche que le pouvoir. Le pur pouvoir.
On veut avant tout fonder un Etat juste, et l’on ne s’aperçoit pas que l’on brise la liberté, que l’on fait une révolution sociale et non une révolution politique, que l’on pose la base d’un despotisme semblable à celui des Césars de l’ancienne Rome.
Un vrai dirigeant n’est pas celui qui cherche le consensus mais celui qui l’engendre.

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