Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice.
Écrivain · 1689-1755 Image : After Jacques-Antoine Dassier · Domaine public · Wikimedia Commons Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice.
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Source vérifiée
Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (1734), chapitre 14
Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice, lorsqu’on va, pour ainsi dire, noyer des malheureux sur la planche même sur laquelle ils s’étaient sauvés.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Tout plutôt que l’abdication de la raison, de la justice devant la force brutale.
La tyrannie ne surgit et ne s’instaure dans aucun autre régime politique que la démocratie : c’est de l’extrême liberté que sort la servitude la plus totale et la plus rude.
La clémence vaut mieux que la justice.
Celui qui doit passer sa vie sous un tyran, même s’il est innocent, est souvent frappé comme coupable.
Un cas où l’injustice tyrannique s’en tire aisément, c’est quand elle est exercée, même effrontément, contre un groupe nettement défini et pas très nombreux.
Il ne faut plus croire aux dieux, si l’injustice doit triompher de la justice.
La loi est censée être le bras séculier de la justice. Elle n’est souvent que la prothèse du pouvoir.
Quand la loi est injuste, il est juste de la combattre – et il peut être juste, parfois, de la violer. Justice d’Antigone, contre celle de Créon. Des résistants, contre celle de Vichy. Des justes, contre celle des juristes.
Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, c’est en prison que l’homme juste est à sa place.
On ne peut pas dissocier la politique de la morale sans produire les barbarismes.

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