Quand la loi est injuste, il est juste de la combattre – et il peut être juste, parfois, de la violer. Justice d’Antigone, contre celle de Créon. Des résistants, contre celle de Vichy. Des justes, contre celle des juristes.
PhilosopheQuand la loi est injuste, il est juste de la combattre – et il peut être juste, parfois, de la violer. Justice d’Antigone, contre celle de Créon. Des résistants, contre celle de Vichy. Des justes, contre celle des juristes.
PhilosophePartager sur
Source vérifiée
Petit traité des grandes vertus
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La loi est censée être le bras séculier de la justice. Elle n’est souvent que la prothèse du pouvoir.
Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice.
Tout plutôt que l’abdication de la raison, de la justice devant la force brutale.
La justice peut marcher toute seule ; l’injustice a besoin de béquilles, d’arguments.
Ceux qui semblent légiférer selon la justice ne s’en tiennent pas eux-mêmes aux lois qu’ils établissent et décrètent.
Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, c’est en prison que l’homme juste est à sa place.
L’effondrement de la bonne conscience et l’absence de responsabilité et de contrôle public ont conduit à des crimes contre l’humanité et à des violations du droit international.
La liberté de nous marrer sans aucune retenue, la loi nous la donnait déjà, la violence systématique des extrémistes nous la donne aussi.
À force d’être juste, on est souvent coupable.
Où règne la justice, c’est à la liberté d’obéir.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.