La loi est censée être le bras séculier de la justice. Elle n’est souvent que la prothèse du pouvoir.
Source : Les Racines du mal (1995)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
La loi est censée être le bras séculier de la justice. Elle n’est souvent que la prothèse du pouvoir.
Source : Les Racines du mal (1995)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Partager sur
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Ceux qui semblent légiférer selon la justice ne s’en tiennent pas eux-mêmes aux lois qu’ils établissent et décrètent.
Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice.
Quand la loi est injuste, il est juste de la combattre – et il peut être juste, parfois, de la violer. Justice d’Antigone, contre celle de Créon. Des résistants, contre celle de Vichy. Des justes, contre celle des juristes.
Le Droit est une science faite pour les puissants ; il leur apprend jusqu’à quel point ils peuvent violer la loi sans choquer leurs intérêts.
La justice se fourvoie quand elle perd de vue ce pourquoi elle a été organisée : faire du droit, pas de la morale.
Une loi n’est pas toujours obligatoire ; elle peut toujours être changée par une autre loi : contrairement à cela, la morale est permanente ; elle a sa force en elle même, parce qu’elle vient de l’ordre immuable ; elle seule peut donc donner la durée.
La justice renferme en soi toute vertu.
Si la loi du plus fort se transforme en relation politique, on ne passe pas de la violence au droit, mais de la force qui s’affirme immédiatement à la force qui calcule.
La loi naturelle est l’instinct qui nous fait sentir la justice.
Et le pouvoir terrestre est plus semblable à Dieu quand la clémence adoucit la justice.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.