Il y avait plus de vingt ans qu’il envisageait de tuer sa femme, mais la peine de mort n’était pas encore abolie.
Écrivain, 1914-2004Il y avait plus de vingt ans qu’il envisageait de tuer sa femme, mais la peine de mort n’était pas encore abolie.
Écrivain, 1914-2004Partager sur
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Pensées provisoirement définitives
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Ne pouvant plus supporter l’idée de la mort, il se tue.
La fidélité ? Il ne faut pas oublier que le mariage a été institué à une époque où l’espérance de vie ne dépassait pas trente ans.
Ce n’est pas la peine de se tuer, puisqu’on se tue toujours trop tard.
Si l’on pouvait abolir la mort, il n’y aurait rien à dire. Abolir la peine de mort serait difficile. Mais si cela arrivait, on serait bientôt forcé de la rétablir.
Le chemin de la mort ne lui faisait plus peur, mais il n’avait pas l’intention de le parcourir seul.
La mort engloutit l’homme, elle n’engloutit pas son nom et sa réputation.
Je suis une innocente victime de l’augmentation de l’espérance de vie. Au Moyen Age, je n’aurais pas eu le temps de tromper ma femme.
Ce qu’il y a de plus terrible dans la mort, c’est de ne pas pouvoir aller à ses rendez-vous du lendemain.
Mais qui donc a dit qu’il est plus facile de mourir pour la femme qu’on aime que de vivre avec elle ?
Elle venait d’avoir vingt ans. C’est un âge où la vie ne s’est pas encore réalisée. Où tout n’est encore que promesses ou menaces.

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