La peur frappait maintenant comme un heurtoir hésitant contre chaque petit souvenir, pour trouver l’entrée des chambres secrètes de son cœur.
Écrivain, 1881-1942La peur frappait maintenant comme un heurtoir hésitant contre chaque petit souvenir, pour trouver l’entrée des chambres secrètes de son cœur.
Écrivain, 1881-1942Partager sur
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Romans et nouvelles
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La peur entre dans le cœur de celui qui ignore son destin.
La peur est une brume de sensations.
La peur vient surtout du cœur.
Le délire d’interprétation ne commence qu’où l’homme mal préparé prend peur dans cette forêt d’indices.
J’ai toujours pensé qu’une part de nos cauchemars, de nos problèmes et de nos rêves est blottie au cœur de nos oreillers. Voilà pourquoi nous les enveloppons dans des taies : pour ne pas voir les traces de notre vie.
À vivre trop longtemps avec un bunker à la place du cœur, on s’habitue à l’obscurité.
Le silence, ce couloir à secrets où les pensées se nouent et se dénouent comme des fumées.
Beaucoup de choses peuvent se cacher dans le silence. Ou du moins tenter de s’y cacher. La plupart des émotions, savait-il, finissaient par sortir. Surtout la colère.
La nuit enregistre nos peurs et nous en délivre, le jour, par l’effet d’une amnésie bienfaitrice dont l’angoisse est le reste insécable.
Le ciel repousse avec horreur des vœux qui ne sont point prononcés par le cœur.

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