Les passions de la jeunesse ne sont guère plus opposées au salut que la tiédeur des vieilles gens.
Écrivain · 1613-1680 Image : Théodore Chassériau · Domaine public · Wikimedia Commons Les passions de la jeunesse ne sont guère plus opposées au salut que la tiédeur des vieilles gens.
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Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 341
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Dans la vieillesse de l’amour comme dans celle de l’âge on vit encore pour les maux, mais on ne vit plus pour les plaisirs.
Défiez-vous des choses posthumes : quel que soit l’esprit avec lequel une vieille femme parle de sa beauté perdue il y a toujours dans sa louange la funèbre solennité de l’office des trépassés.
Si les étranges vicissitudes de la fortune ne nous faisaient pas voir le peu de valeur de la vie, jamais on ne se résignerait à vieillir.
Il vient un âge où le bonheur semble se retirer de la vie, comme ces lacs qu’un été trop long rétrécit entre leurs rives.
La carrière d’un écrivain A 30 ans, on dit que tu es « brillant ». A 40 ans, on dit que tu as du « talent ». A 50 ans, on dit que tu as du « génie ». A 60 ans, on dit que tu es un « has-been ». A 70 ans, on dit que tu n’es « pas encore mort ? ».
Il nous fallut bien du talent Pour être vieux sans être adultes.
La tristesse rend vieux avant l’heure.
Pour le jeune homme, dont la vieillesse ne marque pas le visage, la jeunesse est sans valeur.
Oui, souris à tes rides, apprends à les aimer, elles parlent de ta vie ; elles parlent du temps, de l’énergie qui circule.
La vie commence à cinquante ans, c’est vrai ; à ceci près qu’elle se termine à quarante.

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