Parfois, le tonton portait l’index à sa casquette et jetait à quelqu’un « Adieu, gaston ! » ou « Adieu, piérou ! ». Olivier ne savait pas que cet « adieu » signifiait « bonjour ! ».
Écrivain, 1923-2012Parfois, le tonton portait l’index à sa casquette et jetait à quelqu’un « Adieu, gaston ! » ou « Adieu, piérou ! ». Olivier ne savait pas que cet « adieu » signifiait « bonjour ! ».
Écrivain, 1923-2012Partager sur
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Les noisettes sauvages
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Adieu, toi que j’ai tant aimée, que j’aime tant encore, toi qui as rempli pour jamais ma vie d’amour et de douleur. Adieu, je pleure en écrivant ce mot. Adieu… Adieu !…
Sur la chaise électrique :
« Monsieur le Pasteur, j’ai peur, accordez-moi une faveur : tenez-moi la main ! ».
Mieux vaut user ses souliers pour aller voir son maître, que son chapeau à force de le saluer.
Le destin pose deux doigts sur les yeux de l’homme, deux dans ses oreilles, et le cinquième sur ses lèvres en lui disant : « Tais-toi. ».
Ce matin, las,
Mon crayon fatigué
Est mort.
Il a sauté sur sa mine.
Un poète épuisé
Est mort
Oublié de tous.
Aimer, c’est se souvenir d’un rendez-vous que l’autre a oublié.
Un soupir est un reproche au présent, un sourire au passé.
J’avais commandé un Figeac 71, mon Saint-Emilion préféré. Introuvable. Sublime. Rouge et doré comme peu de couchers de soleil. Profond comme un la mineur de contrebasse. Eclatant en orgasme au soleil. Plus long en bouche qu’un final de Verdi.
Quand vous êtes mort et que quelqu’un crie « Debout là-dedans, c’est l’heure de se lever », c’est difficile d’enfiler ses pantoufles.
Il n’y a que chez les gens du show biz qu’on passe le temps à se congratuler, c’est moins en cours chez les plâtriers.

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