O Pan ! Et vous, divinités de ces ondes, donnez-moi la beauté intérieure de l’âme !

Source : Phèdre
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O Pan ! Et vous, divinités de ces ondes, donnez-moi la beauté intérieure de l’âme !

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Les mares de vos yeux aux joncs de cils,
O vaillante oisive femme,
Quand donc me renverront-ils
La Lune-levante de ma belle âme ?
Les tiennes sont vives ; c’est l’union des âmes qui les anime, et le plaisir qu’on donne à ce qu’on aime fait valoir celui qu’il nous rend.
Moi-même, qui suis Dieu, tremble et frémis de frayeur et d’émoi, voyant la terre et la mer dessous moi.
Ô récompense après une pensée Qu’un long regard sur le calme des dieux !
Devant moi, ah ! Que toute chose s’irise ; que toute beauté se revête et se diapre de mon amour.
Ta beauté est l’exemple le plus éclatant de l’existence de Dieu !
Apprends-moi le bonheur dans la flamme des jours Les langueurs océanes aux rives d’amour. Apprends-moi les rubis que la nuit évapore Et la robe naissante du rose qui la dore.
L’âme un linge frais de soleil, amoureusement plié.
T’aimer sur les bords du lac. Ton cœur sur mon corps qui respire. Pourvu que les hommes nous regardent. Amoureux de l’ombre et du pire.
Vous avez été un éclair de ma nuit, et vous avez illuminé bien des endroits sombres de mon âme…

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