Ce qui ôte au vice un peu de sa dignité, c’est qu’il est toujours, par quelque endroit, le parasite de la vertu.
Écrivain, 1894-1977 Image : Dubois A., CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Ce qui ôte au vice un peu de sa dignité, c’est qu’il est toujours, par quelque endroit, le parasite de la vertu.
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Inquiétudes d'un biologiste
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Le méfiant est fatalement voué au malheur. Tout comme l’acide corrode son contenant, le soupçon le ronge à force de se préserver jour et nuit de l’humanité tout entière.
Une brute reste une brute, même avec le sourire ; c’est dans le regard que l’âme décline sa vraie nature.
La bête qui ronge leur conscience leur en laisse assez pour qu’ils connaissent, par instants, l’horreur d’être là.
L’indifférent n’éprouve jamais l’envie de tuer. L’assiette vide, il la repousse, et s’en va. L’enragé fixe la sienne d’un œil sombre, et reste, même pitoyable, même ridicule. Ces amours-propres ne l’atteignent plus.
Qui une fois a offensé un Corse doit s’en méfier toute sa vie.
Relève de la morale ce qui blesse la pudeur.
L’action du théâtre comme celle de la peste est bienfaisante, car poussant les hommes à se voir tels qu’ils sont, elle fait tomber le masque, elle découvre le mensonge, la veulerie, la bassesse, la tartufferie.
Avec Iphigénie, pourtant, cet orgueil s’épure, se défait de toute infatuation, n’est plus que dignité, que le sentiment de ce que l’on se doit à soi-même, qui va jusqu’au sacrifice de soi.
Le démon est un tentateur qui ne se lasse point, ainsi ne manque-t-il jamais de trouver l’occasion du crime auquel il invite.
Le virus est constitué par un parasite microscopique qu’on multiplie aisément par la culture, en dehors du corps des animaux que le mal peut frapper.

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