On ne mutile plus la pensée et la scène, On a mis au plein vent l’intelligence humaine ; Mais le peuple voudra des combats de taureau.
Écrivain · 1810-1857 Image : Charles Landelle · Domaine public · Wikimedia Commons On ne mutile plus la pensée et la scène, On a mis au plein vent l’intelligence humaine ; Mais le peuple voudra des combats de taureau.
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Source vérifiée
Poésies nouvelles (1850), Rolla
… Mais les oiseaux du ciel en sont épouvantés. L’hypocrisie est morte, on ne croit plus aux prêtres; Mais la vertu se meurt, on ne croit plus à Dieu. Le noble n’est plus fier du sang de ses ancêtres; Mais il le prostitue au fond d’un mauvais lieu.On ne mutile plus la pensée et la scène, On a mis au plein vent l’intelligence humaine; Mais le peuple voudra des combats de taureau.Quand on est pauvre et fier, quand on est riche et triste, On n’est plus assez fou pour se faire trappiste; Mais on fait comme Escousse, on allume un réchaud.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Le cœur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
Quant aux liens qui existent entre les hommes, l’amitié consiste à prêter de l’argent ; mais il est rare d’avoir un ami qu’on puisse aimer assez pour cela.
De quelque fol amour qu’on ait empli son cœur, Le désir est parfois moins grand que le bonheur.
Qui a aimé ne vit plus sans amour ; qui apprend une mort se rattache à la vie.
Lorsque l’amour se mêle de nos affaires, il n’a pas grand besoin qu’on l’aide, et on sait que lui fermer la porte, n’est pas le moyen de l’empêcher d’entrer.
Il n’y a rien de tel que les gens sans souci et qui font l’amour sans y croire.
Le bonheur m’a prêté plus d’un lien fragile ; Mais c’est l’adversité qui m’a fait un ami.
Quand les sens apaisés sont morts pour le désir ; Quand, la main à la main, et l’âme à l’âme unie, On ne fait plus qu’un être, et qu’on sent s’élever Ce parfum du bonheur qui fait longtemps rêver.
Les grands esprits ont toujours rencontré une opposition farouche des esprits médiocres.
L’éternelle sagesse est l’éternel silence ; Et nous aurons réduit, quand tout sera compté, Le balancier de l’âme à l’immobilité.

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