La mort, c’est le repos pour notre sensibilité, qui ne peut plus imprimer en nous les objets du dehors.
Philosophe · 121-180La mort, c’est le repos pour notre sensibilité, qui ne peut plus imprimer en nous les objets du dehors.
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Source vérifiée
Pensées pour moi-même (1876), livre VI, 28
La mort, c’est le repos pour notre sensibilité, qui ne peut plus imprimer en nous les objets du dehors; pour nos désirs, qui ne peuvent plus épuiser nos nerfs; pour notre intelligence, qui sort d’esclavage et qui se soustrait à la servitude de la chair.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Il y a ceux qui ont peur de la vie et ceux qui ont peur de la mort. En fait ce sont les mêmes…
Les ressources suprêmes sortent des résolutions extrêmes. S’embarquer dans la mort, c’est parfois le moyen d’échapper au naufrage ; et le couvercle du cercueil devient une planche de salut.
Il faut avoir longtemps vécu pour goûter la mort.
L’horreur, ce n’est pas la mort, mais la vie que mènent les gens avant de rendre leur dernier soupir.
La mort suit de près ce qui a osé être.
La mort n’est que la mort ; on ne signifie rien par sa mort mais on la subit.
Et dans les abattoirs Où l’on traîne les bœufs La mort ne vaut guère mieux Qu’aux arènes le soir.
La mort d’une personne est une tragédie, mais la mort d’un million de personnes n’est qu’une statistique.
Pourquoi donc n’est-il pas possible qu’après la mort nous gardions l’apparence parfaite des vivants, si les vivants peuvent dans le sommeil se faire semblables aux lugubres morts ?
La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.

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