La mort, gendarme féroce, est inflexible dans ses arrêts.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons La mort, gendarme féroce, est inflexible dans ses arrêts.
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Hamlet
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La mort : une griffe. Qui refuse de lâcher sa proie.
On n’a droit de faire mourir, même pour l’exemple, que celui qu’on ne peut conserver sans danger.
La couveuse n’a rien à envier à la guillotine. Condamné à vie, c’est condamné à mort.
La mort en soi est quelque chose de fatal, de totalement obscène à tous points de vue, et elle est aussi la solution de l’impossible dans certaines circonstances.
Il n’y a pas de peine irrémédiable, sauf la mort.
La mort est plus abjecte, plus languissante et pénible dans un lit qu’en un combat, les fièvres et les catarrhes autant douloureux et mortels qu’une arquebusade.
La mort c’est un laisser-aller de trop.
La vigilance est le chemin du royaume immortel. La négligence celui qui conduit à la mort.
Ce qu’il y a de plus terrible dans la mort, c’est de ne pas pouvoir aller à ses rendez-vous du lendemain.
À force de vouloir toujours aller plus vite, c’est sa propre mort que ce monde fou finira par rattraper.

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