La couveuse n’a rien à envier à la guillotine. Condamné à vie, c’est condamné à mort.
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La mort, gendarme féroce, est inflexible dans ses arrêts.
La peine de mort est une peine immorale, ou du moins inutile, parce qu’elle habitue le peuple au spectacle des supplices, et parce qu’elle ne répare rien ; car malheureusement la mort du meurtrier ne rend point la vie à la victime.
Aucun mortel ne traverse intact sa vie sans payer.
La mort : une griffe. Qui refuse de lâcher sa proie.
On n’invite pas la mort, elle s’impose.
Je vous le demande en votre âme et conscience : sans la peine de mort, est-ce la peine de vivre ?
Un juge qui, autorisé par la loi à punir d’une moindre peine, prononce la peine de mort, est un assassin et un barbare.
Condamnés à la mort, condamnés à la vie, voilà deux certitudes.
Prends garde, quand tu ériges le talion en loi universelle, de n’avoir pas à le regretter la première. Car enfin, si un mort rachète un mort, ton tour est venu d’expier.
Pourquoi teindre l’autel du sang de tes victimes ? L’animal innocent doit-il pour toi mourir ? Sa mort n’efface pas tes crimes : Celui qui fait le mal doit lui-même périr.

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