Dès ce moment, le doux espoir a remplacé la cruelle inquiétude. J’aurai cette femme, je l’enlèverai au mari qui la profane, j’oserai la ravir au Dieu même qu’elle adore.
Écrivain, 1741-1803Dès ce moment, le doux espoir a remplacé la cruelle inquiétude. J’aurai cette femme, je l’enlèverai au mari qui la profane, j’oserai la ravir au Dieu même qu’elle adore.
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Les Liaisons dangereuses Edition 1869 (1782), lettre 6
… Ma tante, cependant, s’y trompa comme vous et se mit à dire: « L’enfant a eu peur; » mais la charmante candeur de l’enfant ne lui permit pas le mensonge, et elle répondit naïvement: « Oh non, mais… » Ce seul mot m’a éclairé.Dès ce moment, le doux espoir a remplacé la cruelle inquiétude. J’aurai cette femme, je l’enlèverai au mari qui la profane: j’oserai la ravir au Dieu même qu’elle adore.Quel délice d’être tour à tour l’objet & le vainqueur de ses remords! Loin de moi l’idée de détruire les préjugés qui l’assiègent! ils ajouteront à mon bonheur & à ma gloire. Qu’elle croie à la vertu, mais qu’elle me la sacrifie; …
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De même que l’amour nous fait trouver belle la femme aimée, l’angoisse que nous inspire une femme redoutée donne un relief démesurée au moindre défaut de ses traits.
Que Dieu protège l’homme qui refuse de se marier tant qu’il n’a pas trouvé la femme parfaite… Et que Dieu l’aide bien davantage encore quand il l’aura trouvée.
Un tête-à-tête permanent avec Dieu, dans cette vie, serait accablant. Il faut à l’amour un peu d’absence.
Dieu m’a tenté : « Pécheur rebelle, je jugerai ton âme un jour. Veux-tu le Paradis pour elle ? » -Garde ton ciel, j’ai son amour.
La femme que Dieu comble de bonheur est celle qui meurt avant son mari.
Laisse-moi adorer cette pitié sainte qui a survécu en toi à l’amour brisé. Elle ne m’humilie pas comme tu crois.
Sur la foi d’un amant lorsqu’une femme compte, le temps la met en droit de se rendre sans honte.
Les regrets ne feront pas de moi un homme, alors je mourrai femme, de chagrin.
Le vœu que j’avais fait de lui donner tout l’amour de ma vie ailait mon cœur où foisonnait la joie…
Mon repos, mon bonheur, sont votre heureux ouvrage. Pour comble de bienfaits, vous m’avez rendu sage ; Et je vais éprouver daus les plus doux liens, qu’une femme prudente est la source des biens.

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