Désirer du bien à une femme, est-ce vouloir du mal à son mari ?
Écrivain, 1732-1799Désirer du bien à une femme, est-ce vouloir du mal à son mari ?
Écrivain, 1732-1799Partager sur
Source vérifiée
Le Mariage de Figaro ou La Folle Journée (1784), acte I
Le texte original diffère de quelques mots.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Un mari craint toujours que son épouse le quitte. C’est ça la suprême force des femmes : vous faire redouter ce que vous souhaitez le plus au monde.
C’est trop contre un mari d’être coquette et dévote : une femme devrait opter.
Un mari n’a guère un rival qui ne soit de sa main, et comme un présent qu’il a autrefois fait à sa femme.
Ah ! quel dommage qu’on ne puisse pas avoir un amant sans tromper son mari.
Un mari trop doux peut rendre une femme impertinente ; mais, à moins qu’un homme ne soit un monstre, la douceur d’une femme le ramene, et triomphe de lui tôt ou tard.
Maintenant si tu veux parler de la vertu d’une femme, ce n’est pas difficile à expliquer : la femme doit bien gérer sa maison, veiller à son intérieur, le maintenir en bon état et obéir à son mari.
Sentir le bonheur qu’une femme éprouve à tromper son mari.
Dans le mariage, pour bien vivre ensemble, il faut que la volonté d’un mari s’accorde avec celle de sa femme, et cela est difficile.
Un mari n’est qu’une espèce de manœuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
Tenez, je vais faire une comparaison bien vulgaire. Pourquoi beaucoup de femmes prennent-elles pour amants des hommes qui ne valent pas leurs maris ?… Parce que le plus grand charme de l’amour est l’attrait affriandant du fruit défendu.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.