C’est moi-même que je n’ai jamais rencontrée, dont le visage est scotché au dos de mon esprit.
Source : 4.48 Psychose (2001)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
C’est moi-même que je n’ai jamais rencontrée, dont le visage est scotché au dos de mon esprit.
Source : 4.48 Psychose (2001)
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Il n’y a jamais eu pour moi ni barrière culturelle, ni barrière de langue, ni barrière de couleur. Ce sont la conviction, la culture, la vie, l’intelligence de l’autre qui me redonnent sans cesse espoir.
Je les voyais comme je n’ai jamais vu personne et pas un détail de leurs visages ou de leurs habits ne m’échappait. Pourtant je ne les entendais pas et j’avais peine à croire à leur réalité.
Ce premier, cet unique amour qui fit le destin de ma vie, et que rien n’a pu vaincre que lui-même, était né sans que je m’en fusse aperçu.
À force d’entendre parler de moi, je meurs d’envie de me connaître.
Je ne me fie quasi jamais aux premières pensées qui me viennent.
Je ne lui dis jamais mon amour en paroles pourtant, si les regards ont un langage, la plus simple d’esprit aurait pu deviner que j’étais amoureux fou.
On ne peut jamais connaître ses véritables sentiments envers quelqu’un tant que ce quelqu’un ne disparait pas de sa vie.
J’avais basculé d’un coup du royaume de la solitude dans celui de l’amour et je trouvais curieux d’avoir le même visage, le même nom, le même âge.
Je n’ai jamais eu pour vous ni une gouttelette de désir, ni une gouttelette d’amour, ni une gouttelette d’affection, ni une gouttelette de tendresse.
Lorsque Théodore parlait, le silence se taisait et quelque chose en moi, quelque chose que je n’avais jamais soupçonné, se mettait à battre, à vivre.

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