Il y a dans la mise en scène d’un bon repas autre chose que l’exercice d’un code mondain ; il rôde autour de la table une vague pulsion scopique : on regarde (on guette ?) sur l’autre les effets de la nourriture.
Écrivain, 1915-1980Il y a dans la mise en scène d’un bon repas autre chose que l’exercice d’un code mondain ; il rôde autour de la table une vague pulsion scopique : on regarde (on guette ?) sur l’autre les effets de la nourriture.
Écrivain, 1915-1980Partager sur
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Le bruissement de la langue
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Un repas est insipide, s’il n’est assaisonné d’un brin de folie.
On peut tout dire mieux autour d’un repas.
Qui boude sa nourriture rend son derrière bien étonné.
Venger, je vous le dis : c’est lamper froid le plat que l’autre a cuisiné trop chaud.
Il faut recevoir du potage des personnes qui en servent avec les grandes cuillers faites exprès : il faut ensuite se servir de sa cuiller pour manger ce qui est sur son assiette.
Un bon repas se prépare lentement.
Un dessert sans fromage est une belle à qui il manque un œil.
La soupe aux choux mon blaise, ça parfume jusqu’au trognon. Ca fait du bien partout où qu’elle passe dans les boyaux. Ca tient au corps. Ca vous fais même des gentillesses dans la tête. Tu veux qu’chti dise, ça rend meilleur.
Note soutenue. Point d’orgue de votre repas au restaurant, pendant la saison des parasols.
Au séminaire, il est une façon de manger un œuf à la coque qui annonce les progrès faits dans la vie dévote.

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