Je meurs si je vous perds ; mais je meurs si j’attends.
Poète, 1639-1699Je meurs si je vous perds ; mais je meurs si j’attends.
Poète, 1639-1699Partager sur
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Andromaque (1667), acte III
Le texte original diffère de quelques mots.
… Mais ce n’est plus, madame, une offre à dédaigner; Je vous le dis: il faut ou périr, ou régner. Mon cœur, désespéré d’un an d’ingratitude, Ne peut plus de son sort souffrir l’incertitude. C’est craindre, menacer, et gémir trop longtemps.Je meurs si je vous perds; mais je meurs si j’attends.Songez-y: je vous laisse, et je viendrai vous prendre Pour vous mener au temple où ce fils doit m’attendre; Et là vous me verrez, soumis ou furieux, Vous couronner, madame, ou le perdre à vos yeux.
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Je ne vais pas mal. Mais rassurez-vous, un jour, je ne manquerai pas de mourir.
Mort qui fait toucher la vie, – ne t’attarde pas, je t’attends !
Ma vengeance est perdue s’il ignore en mourant que c’est moi qui le tue.
Je me garderai, si je puis, que ma mort dise chose que ma vie n’ait premièrement dite.
Si je vois venir la mort, j’aurai la politesse d’être assez odieux pour qu’on ne me regrette pas trop.
Ainsi, vivre, me tue, et mourir me rend la vie.
C’est pour cela que je suis venu, que je suis mort, et que j’ai pu renaître afin de mourir pour de bon. Le sacrifice, je suis prêt. Le sacrifice ce n’est pas la mort donnée, c’est la mort vaincue.
Souvenez-vous de ces mots quand je suis mort. Assurez-vous d’abord que vous avez raison, puis allez-y.
Est-ce que la mort me consolera de ma vie ?
Je dois vous laisser, ma tombe ferme à minuit. Le mourant vous salue !

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