La mer lave tous les maux des hommes.
Dramaturge, 483-406La mer lave tous les maux des hommes.
Dramaturge, 483-406Partager sur
Source vérifiée
Euripide
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La mer est un élément capital pour la connaissance des peuples. La mer modèle les mœurs comme elle fait les rivages. Tous les peuples marins ont du caprice, sinon de la folie, dans l’âme.
On ne peut bien décrire la vie des hommes si on ne la fait baigner dans le sommeil où elle plonge et qui, nuit après nuit, la contourne comme une presqu’île est cernée par la mer.
Le cœur de l’homme est comme la mer, il a ses tempêtes, il a ses marées et dans ses profondeurs il a aussi ses perles.
Celui qui communie se perd en Dieu comme une goutte d’eau dans l’océan, on ne peut plus les séparer.
Le meilleur arrosage pour la terre, c’est d’abord la sueur de l’homme, elle vient loin devant toutes les pluies et tous les fleuves du monde.
Chaque beauté, chaque chose réussie, l’homme s’ingénie à la gâcher, même quand elle est sa création.
Le tonnerre retentit pour la deuxième fois, sans troubler Œdipe. Il est toujours celui qui a pu, sur le cap, dominer et faire retomber dans la mer l’énorme vague de la folie.
Tout corps plongé dans un liquide finit par avouer.
C’est la douce loi des hommes De changer l’eau en lumière Le rêve en réalité Et les ennemis en frères.
Si les pétroliers transportaient de l’eau de mer on s’en foutrait qu’ils fassent naufrage.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.