Chaque beauté, chaque chose réussie, l’homme s’ingénie à la gâcher, même quand elle est sa création.
Écrivain, 1895-1972 Image : Jacques-Émile Blanche, Domaine public, Wikimedia Commons Chaque beauté, chaque chose réussie, l’homme s’ingénie à la gâcher, même quand elle est sa création.
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Romans et oeuvres de fiction non théatrales
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Chaque homme, même le plus laid, nourrit en soi une amorce et un secret par lequel il se relie directement à la beauté même.
Créé de la terre, l’homme en conserve à jamais la force et la pérennité ; créée de la chair, la femme en possède à jamais la beauté changeante et éphémère.
L’art, la création, c’est la manifestation du divin en l’homme. La recherche de la pureté.
Le bonheur, la possession de la beauté, ne sont pas des choses inaccessibles et nous avons fait Ïuvre inutile en y renonçant à jamais.
La beauté est un fragment d’éternité que le temps finit toujours par détruire.
Une production qui aspire à multiplier les biens de l’existence requiert chez les hommes des envies insatiables, qui s’allument d’autant plus qu’elles se satisfont davantage.
Pour le pire type d’homme, la beauté est la qualité qui, avec l’argent, est la plus attirante.
Tous les hommes sont attachés à l’existence, même s’ils ont une vie misérable.
Le génie (et c’est sa richesse) conquiert pour l’éternité ce qui n’est que passager pour les autres hommes.
Les hommes comptent presque pour rien toutes les vertus du cœur et idolâtrent les talents du corps et de l’esprit.

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