Au lieu de concevoir les journées comme des étendues sans fin, sans cigarettes, intolérables, je me suis arrangée pour entraîner mon esprit à être ici et maintenant, là où je pouvais prendre la décision répétée de ne pas fumer.
Image : Au lieu de concevoir les journées...

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- J’ai pris la décision de ne plus être influençable. Qu’est-ce que vous en pensez ?
- Je mets longtemps à me décider; mais quand j’ai décidé, j’agis vite. C’est ma façon d’être prudent.
- Autrefois, pour un procès d’assises, comme celui de Bobigny, je pouvais travailler une nuit entière sur un dossier, me doucher, prendre un café et aller plaider. Aujourd’hui, je ne pourrais pas aller au-delà d’une heure du matin. Mais c’est assez minime.
- Je n’avais découvert qu’une alternative : entrer dans l’esprit du jour et transmettre impitoyablement les vexations, cela, afin d’être «couvert», un mot encore qui venait de reprendre toute sa valeur, ou bien, alors, m’interposer.
- En supposant que j’étais malade, il m’était permis de croire que j’allais guérir, ce qui m’accordait un espoir de délivrance - espoir auquel je devais renoncer, si j’attribuais une réalité aux cauchemars embrouillés que je venais de traverser.
- La vie sans fumée est comme le fumet sans le rôti.
- C’est l’âge qui nous a forcé à arrêter, mais il reste l’envie de fumer. C’est la même chose que pour faire l’amour. On ne le fait plus mais on en a encore envie.
- On se demande où on trouve le courage de se lever le lendemain matin et de retourner au travail, et d’être séduisante et gaie, et de donner du courage à tout le monde alors qu’on voudrait plutôt mourir que de continuer cette vie-là.
- Dieu fut pris au dépourvu à l’instant où nous fumes surpris de pouvoir penser par nous-mêmes.
- Je rêvais de rester là tout le jour, comme un lézard, à boire de la lumière, en écoutant chanter les pins.
- Juste semer quelques graines, et les abandonner au temps. Surtout ne rien précipiter. Se contenter du moindre signe. Devenir allié du silence, ami des jours perdus.
- Vous qui croyez qu’une amour délaissée De la pensée s’enfuit ainsi, hélas ! Hélas ! Chercheurs de renommée, votre fumée s’envole aussi.
- Le cigare et la vodka, compagnons idéaux de ces moments de repli. Aux pauvres gens solitaires, il ne reste que cela. Et les ligues hygiénistes voudraient interdire ces bienfaits ! Pour nous faire parvenir à la mort en bonne santé ?
- Rien de tel que le tabac : c’est la passion des braves gens, et celui qui vit sans tabac ne mérite pas de vivre.