Dieu fut pris au dépourvu à l’instant où nous fumes surpris de pouvoir penser par nous-mêmes.
Source : Courants blancs (2014)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Dieu fut pris au dépourvu à l’instant où nous fumes surpris de pouvoir penser par nous-mêmes.
Source : Courants blancs (2014)
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Dieu est un fumeur de havanes C’est lui même qui m’a dit Qu’la fumée envoie au paradis Je le sais ma chérie.
Dieu créa l’homme, puis il eut peur qu’il s’ennuyât il lui donna la femme. Peu après, pris de remords, dieu eut peur qu’elle l’ennuyât, il lui envoya le tabac.
Dieu est l’ombre de la conscience projetée sur le champ de l’imagination.
La pensée que l’humanité était perdue presque tout entière l’effleura soudain : dès l’éveil des sens, le démon reprenait ses droits, et seuls les enfants et quelques saints voyaient Dieu en paradis ; tout le reste brûlait sans fin, brûlait à jamais.
Ne nous plaignons pas quand, une a une, s’évanouissent nos illusions ; car Dieu l’a ainsi voulu, afin qu’au terme de notre carrière nous puissions, sans regret aussi, rejeter la vie comme un bouquet flétri.
Vous qui croyez qu’une amour délaissée De la pensée s’enfuit ainsi, hélas ! Hélas ! Chercheurs de renommée, votre fumée s’envole aussi.
Penser à Dieu est une action.
Il me semble parfois qu’en créant l’homme Dieu ait surestimé ses possibilités.
Dieu a exploité tous nos complexes d’infériorité en commençant par notre incapacité de croire à notre propre divinité.
Si notre Dieu était celui des païens ou des philosophes (pour moi, c’est la même chose) il pourrait bien se réfugier au plus haut des cieux, notre misère l’en précipiterait.

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